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Taxe sur les sodas : l’expérience américaine
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  • Aidé par Unigrains, La Tourangelle investit en Californie

    «Portée par une croissance à deux chiffres, la Tourangelle investit dans un nouvelle unité de trituration de fruits secs en Californie et poursuit sa croissance internationale », indiquent dans un communiqué commun La Tourangelle et Unigrains. Dans ce cadre, la société financière et BNP Paribas Developpement entrent au capital de la société Huilerie Croix verte (11,8 Me de CA en 2014), holding de contrôle du groupe La Tourangelle. Ils prennent tous deux une participation (...)
  • La filière alimentaire alerte sur des risques de ruptures

    Stéphane Le Foll indique ce matin dans un communiqué avoir obtenu une dérogation permettant, compte tenu des difficultés d’approvisionnement, d’utiliser le fioul domestique pour l’approvisionnement de leurs tracteurs. Cette décision d’application immédiate est entrée en vigueur jusqu’au lundi 30 mai 2016 à minuit. La FNSEA avait demandé mercredi que les agriculteurs puissent s’approvisionner prioritairement en carburant afin de préserver leur (...)
  • Le bio se développe en restauration collective

    En 2015, le marché des produits biologiques a progressé de 14,7% pour atteindre un chiffre d’affaires total de 5,76 milliards d’euros, selon les derniers chiffres de l’Agence Bio publiés hier. La restauration collective a participé à cette dynamique avec des achats en hausse de 18% à 225 millions d’euros HT (hors pain). Les cantines scolaires sont les plus concernées par cette évolution. 75% des établissements proposent des produits biologiques. Cette part est à (...)
 

France & Union Européenne

Mardi 31 mai 2016

Berlin promet au moins 100 Me d’aides aux producteurs de lait

Le gouvernement allemand va mettre au moins 100 millions d’euros à disposition des producteurs de lait du pays, aux abois en raison de la surproduction et de la dégringolade des prix, a indiqué lundi le ministre de l’Agriculture. (...)

Mardi 31 mai 2016

Nutrition animale : visites en Bretagne

Les membres du syndicat des industriels de la nutrition animale en Bretagne ouvrent les portes de dix de leurs usines les 3, 4 et 5 juin. Nutrinoé veut démystifier un secteur industriel indispensable à l’élevage et montrer que ses (...)

Mardi 31 mai 2016

Elior acquiert Preferred Meals aux Etats-Unis

Elior Group a annoncé le 27 mai l’acquisition, via sa filiale américaine Elior North America, de Preferred Meals, société américaine spécialisée dans la préparation d’encas frais et surgelés, de plats et de repas complets (...)

Mardi 31 mai 2016

Air France pourrait céder 49,99 % de Servair au chinois HNA

Air France a annoncé le 30 mai être entré en négociations exclusives avec le chinois HNA pour lui céder 49,99% de sa filiale de restauration à bord (catering) Servair, valorisée à 475 millions d’euros. Dans cette opération, HNA agira (...)

International

Mardi 31 mai 2016

Le Canada souhaite autoriser l’irradiation du bœuf haché

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Mardi 31 mai 2016

DBV s’allie à Nestlé dans le diagnostic de l’allergie au lait

Le français DBV, qui développe des patchs contre les allergies alimentaires, a annoncé un partenariat de développement et de commercialisation avec la filiale santé de Nestlé d’un test de diagnostic de l’allergie infantile aux (...)


Jeudi 19 janvier 2012

Taxe sur les sodas : l’expérience américaine


David Vidal, du cabinet Simon-Kucher & Partners, livre son expérience sur les conséquences de la mise en application de la « sin tax » aux États-Unis, dont la taxe française sur les sodas est ins-pirée. Selon lui, l’impact sur la consommation devrait être non négligeable.


Et si la taxation des sodas n’avait pas l’impact attendu par le gouvernement sur les finances publiques et la consommation ? David Vidal, directeur au sein du cabinet Simon-Kucher & Partners (SKP, spécialiste de la stratégie du prix), responsable de la restauration et de la distribution alimentaire, a passé trois ans aux États-Unis et témoigne de l’impact de la taxe sur les sodas mise en place par l’administration Obama en 2009 (la « sin tax », encore appelée « taxe du péché »). « Proposée comme mesure de financement de la sécurité sociale, la taxe sodas a été adoptée par 30 États américains sur 51. Elle a eu pour conséquence d’augmenter le prix moyen des sodas de 8 % dans les chaînes de restauration et les quantités commandées ont reculé de 11 % », souligne-t-il. Selon lui, l’élasticité au prix de la demande de sodas existe bel et bien, contrairement à l’hypothèse sur laquelle le gouvernement français s’est fondé pour estimer les retombées financières de sa taxe à 280 millions d’euros. Et ce, d’autant plus que le soda coûte 50 à 100 % plus cher en France qu’aux États-Unis, pour une consommation cinq fois moindre (40 litres par personne en moyenne contre 200 litres aux États-Unis).

Arbitrage vers d’autres catégories

Selon une étude réalisée par SKP en novembre, un tiers des Français interrogés estiment que la taxe sera répercutée sur les prix des sodas et que cela aura un effet sur leur consommation. La sensibilité au prix serait d’autant plus importante sur les grands formats, pour lesquels les ménages ont une bonne connaissance des prix. En conséquence, « un arbitrage des consommateurs vers d’autres catégories de produit risque de se poser », estime David Vidal. Et il se pourrait bien, selon des études réalisées aux États-Unis, que le report de consommation puisse se faire vers des produits sucrés ou salés (type chips). Outre-Atlantique, on a également pu constater dans les restaurants un arbitrage en faveur de la consommation de bière. Pas sûr que les objectifs financiers et de santé publique de la taxe sodas ne soient donc à la hauteur des ambitions du gouvernement.
N. M.

Taxes : les restaurateurs français dans l’attente

Après la taxe sur les sodas et les alcools, les restaurateurs ont vu la TVA remonter de 5,5 % à 7 % et désormais le gouvernement évoque l’idée d’une TVA sociale. Résultat : selon le cabinet SKP, nombre de restaurateurs sont aujourd’hui dans une forme d’attentisme. « Ils sont un peu perdus sur la façon de définir leurs prix », confie David Vidal, d’autant plus que ces nouvelles taxes « s’appliquent dans un contexte de hausses des matières premières significatives », poursuit-il, pointant notamment du doigt les hausses de prix de la viande, du sucre, des fruits, etc... Les opérateurs devraient pratiquer des arbitrages de prix selon les catégories, mais « il y a un vrai risque sur l’équation économique », prévient David Vidal, alors que certaines chaînes de restauration sont confrontées à des « niveaux d’occupation pas très bons ».



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