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Taxe sur les sodas : l’expérience américaine
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  • Lactalis augmente de 15 euros le prix du lait au 1er septembre

    Le groupe Lactalis vient d’annoncer par voie de communiqué sa décision d’augmenter de 15 euros les 1 000 litres le prix du lait payé aux producteurs à compter du 1er septembre, permettant d’atteindre un prix d’environ 272 euros. Hier après-midi et jusque tard dans la soirée, les organisations de producteurs livrant à Lactalis, le médiateur des relations commerciales agricoles Francis Amand et le porte-parole du groupe laitier, Michel Nalet, se sont retrouvés à (...)
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    A l’occasion d’une réunion hier en Vendée, Xavier Beulin, président de la FNSEA et Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine (FNB), ont exposé treize exigences des producteurs bovins « pour passer la crise et construire l’avenir ». Ces demandes s’adressent au ministre de l’Agriculture d’une part, qui doit encore préciser les modalités de distribution de l’enveloppe de 49,9 Me via Bruxelles en juillet pour (...)
 

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La Banque mondiale, via sa filiale d’investissement IFC, envisage l’octroi de prêts à long terme de 40 millions de dollars au groupe chinois d’alimentation animale Anyou Biotechnology Group Co. Ltd, rapporte l’Ifip. (...)


Jeudi 19 janvier 2012

Taxe sur les sodas : l’expérience américaine


David Vidal, du cabinet Simon-Kucher & Partners, livre son expérience sur les conséquences de la mise en application de la « sin tax » aux États-Unis, dont la taxe française sur les sodas est ins-pirée. Selon lui, l’impact sur la consommation devrait être non négligeable.


Et si la taxation des sodas n’avait pas l’impact attendu par le gouvernement sur les finances publiques et la consommation ? David Vidal, directeur au sein du cabinet Simon-Kucher & Partners (SKP, spécialiste de la stratégie du prix), responsable de la restauration et de la distribution alimentaire, a passé trois ans aux États-Unis et témoigne de l’impact de la taxe sur les sodas mise en place par l’administration Obama en 2009 (la « sin tax », encore appelée « taxe du péché »). « Proposée comme mesure de financement de la sécurité sociale, la taxe sodas a été adoptée par 30 États américains sur 51. Elle a eu pour conséquence d’augmenter le prix moyen des sodas de 8 % dans les chaînes de restauration et les quantités commandées ont reculé de 11 % », souligne-t-il. Selon lui, l’élasticité au prix de la demande de sodas existe bel et bien, contrairement à l’hypothèse sur laquelle le gouvernement français s’est fondé pour estimer les retombées financières de sa taxe à 280 millions d’euros. Et ce, d’autant plus que le soda coûte 50 à 100 % plus cher en France qu’aux États-Unis, pour une consommation cinq fois moindre (40 litres par personne en moyenne contre 200 litres aux États-Unis).

Arbitrage vers d’autres catégories

Selon une étude réalisée par SKP en novembre, un tiers des Français interrogés estiment que la taxe sera répercutée sur les prix des sodas et que cela aura un effet sur leur consommation. La sensibilité au prix serait d’autant plus importante sur les grands formats, pour lesquels les ménages ont une bonne connaissance des prix. En conséquence, « un arbitrage des consommateurs vers d’autres catégories de produit risque de se poser », estime David Vidal. Et il se pourrait bien, selon des études réalisées aux États-Unis, que le report de consommation puisse se faire vers des produits sucrés ou salés (type chips). Outre-Atlantique, on a également pu constater dans les restaurants un arbitrage en faveur de la consommation de bière. Pas sûr que les objectifs financiers et de santé publique de la taxe sodas ne soient donc à la hauteur des ambitions du gouvernement.
N. M.

Taxes : les restaurateurs français dans l’attente

Après la taxe sur les sodas et les alcools, les restaurateurs ont vu la TVA remonter de 5,5 % à 7 % et désormais le gouvernement évoque l’idée d’une TVA sociale. Résultat : selon le cabinet SKP, nombre de restaurateurs sont aujourd’hui dans une forme d’attentisme. « Ils sont un peu perdus sur la façon de définir leurs prix », confie David Vidal, d’autant plus que ces nouvelles taxes « s’appliquent dans un contexte de hausses des matières premières significatives », poursuit-il, pointant notamment du doigt les hausses de prix de la viande, du sucre, des fruits, etc... Les opérateurs devraient pratiquer des arbitrages de prix selon les catégories, mais « il y a un vrai risque sur l’équation économique », prévient David Vidal, alors que certaines chaînes de restauration sont confrontées à des « niveaux d’occupation pas très bons ».



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