Lors de son discours de clôture, samedi, du salon international de l’Agriculture |
lundi 08 mars 2010 |
Nicolas Sarkozy veut relancer la « préférence communautaire »
«Je suis prêt à accepter qu’on diminue la part des dépenses agricoles dans le budget communautaire, à condition qu’on fasse de la préférence communautaire. Ma conviction, c est que l’avenir de l’agriculture, c’est des prix ». Dans son intervention, samedi, en clôture du salon de l’Agriculture, Nicolas Sarkozy a évoqué à plusieurs reprises la « préférence communautaire » en faveur des produits agricoles européens, question sur laquelle il se montrera « rigide ». Les organisations agricoles, avec lesquelles le président de la République a débattu à l’issue de sa visite, auront sans doute retenu le fait que le chef de l’Etat était « prêt à discuter » d’une baisse du budget agricole. Mais le chef de l’Etat était surtout venu annoncer samedi des aides financières supplémentaires d’urgence, sous la forme de prise en charge à hauteur de 50 millions d'euros des intérêts d'emprunts des prêts de trésorerie et de consolidation. L’annonce qui a fait le plus parler, c’est cependant « le changement de méthode dans la préparation et la mise en oeuvre des mesures environnementales dans l'agriculture » qui devrait aboutir à un allègement des contraintes pour le secteur. Ce changement de cap a été salué par le syndicalisme majoritaire et a soulevé de violentes critiques de la part des associations de défense de l’environnement.
B.C.