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Les échanges internationaux
d'abats : un commerce méconnu

Décret du 19 avril 2012
relatif à l’organisation économique
dans le secteur du lait de vache

Arrêté du 19 avril 2012 relatif
à l’organisation économique
dans le secteur du lait de vache

 

jeudi 14 avril 2011

Mission impossible


En difficulté sur le sol français où il est accusé d’avoir imposé trop rapidement la contractualisation, Bruno Le Maire se démène depuis quelques semaines à l’international sur le dossier de la régulation des marchés agricoles. Sa mission : parvenir à un consensus d’ici le G20 agricole des 22 et 23 juin prochains. La présidence française s’est fixé pour objectif d’avancer sur quatre pistes : réguler les marchés financiers de matières premières agricoles, accroître la transparence sur les marchés physiques, limiter les restrictions à l’exportation et renforcer les instruments de couverture pour mieux protéger les populations les plus pauvres. Le ministre français se veut rassurant, mais convaincre d’ici deux mois certaines grandes puissances agricoles semble relever de la mission impossible. On voit mal par exemple comment la Russie pourrait s’engager sérieusement sur la question des restrictions à l’exportation alors qu’elle vient d’annoncer le prolongement de son embargo au-delà d’octobre 2011. À Brasilia où il s’est rendu en fin de semaine dernière, Bruno Le Maire estime avoir remporté un succès. Une semaine plus tôt, le Brésil et cinq pays d’Amérique du Sud signaient pourtant un document contre l’initiative de Paris, reprochant à certains pays développés de vouloir « affronter l’insécurité alimentaire avec des mécanismes qui limiteraient la valeur internationale des commodities » et décourageraient la production dans leur pays. Reste aussi à rallier la Chine, loin d’être favorable à la transparence sur les stocks. La tentative est louable, mais un consensus fort au sein du G20 paraît plus qu’improbable. La volatilité des matières premières agricoles a encore de belles heures devant elle, du moins tant que le démantèlement des politiques publiques se poursuivra.
Nathalie Marchand
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