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vendredi 16 juillet 2010 |
Nicolas Douzain
Plus que deux semaines à la FNICGV (Fédération nationale de l’industrie et des commerces en gros des viandes) et Nicolas Douzain préparera sa prochaine rentrée à la Fédération nationale du bois. « On y parle aussi d’abattage et de découpe, de conditionnement… », écrit-il à ses nombreuses connaissances. Alors que la FNICGV se prépare à entrer dans un nouvel ensemble où l’attend le Sniv-SNCP, son directeur s’en va diriger une fédération de 1 800 entreprises, pour la plupart familiales et appartenant à des secteurs cloisonnés.
À 43 ans, Nicolas Douzain a passé 19 ans dans le monde de la viande. Il y était entré par la porte de la coopération agricole, après des études à l’Esa d’Angers. À l’orée de sa carrière, il développe un concept de magasin de pièces détachées de machinisme agricole à l’Uncaa (une des deux unions de base d’InVivo) puis pour des coopératives de l’Est. Il rencontre René Laporte, directeur de la CEBV (Confédération des entreprises bétail et viande), découvre les marchés aux bestiaux puis dirige leur fédération. En 1996, il prend la direction de la FNICGV, sous la présidence de Laurent Spanghero et sur fond d’ESB. Il l’aide à remonter la pente en recrutant une cinquantaine d’adhérents, gère une succession de crises sanitaires, négocie la prise en charge des tests ESB, l’inscription des frais d’équarrissage en pied de facture... L’Union européenne a fini par prendre de plus en plus de place dans l’agenda de Nicolas Douzain, jusqu’à en occuper un ou deux jours par semaine.
Sylvie Carriat