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Viande

jeudi 27 mai 2010

Pas de fausse note pour le canard


La maîtrise de la mise en place des canetons accompagne la contraction de la consommation de viande de canard depuis le record de 2007. Le second semestre 2009 a été cependant meilleur et la consommation demeure dynamique.

242 000 tonnes produites en 2009 : la viande de canard n’a pas à rougir de sa place dans l'univers des volailles : elle représente en effet près de 15 % de la production avicole française. Mais, depuis le record de l’année 2007 (272 000 tonnes), elle se contracte. Les mises en place de canetons à rôtir perdent 3,2 %, à 42,66 millions de têtes. À ce repli de la production de canards à rôtir s’est ajoutée la baisse de la production de canards gras, recommandée par l’interprofession du foie gras (Cifog) pour accompagner l’affaiblissement de la demande.

Le foie gras tire l’essentiel de la croissance
« Sur la dernière décennie, la dynamique de la filière gras, tirée par une forte demande en foie gras, a assuré l'essentiel de la croissance de la production de viande de canard. Elle contribue aujourd’hui pour près de 58 % à la production de viande de canard (source abattages contrôlés) contre 33 % au début des années 90 (estimation à partir des statistiques de production départementales) » rappelle Agnès Braine, de l’Institut technique de l’aviculture (Itavi). Lors de la journée consacrée au canard à rôtir organisée à Angers par le Cicar (Comité interprofessionnel du canard à rôtir) en mars dernier, les inquiétudes restaient réelles quant à la baisse de consommation (- 6,4 % en 2009), légèrement supérieure à la diminution de la production (- 5 %). Après un premier semestre plutôt difficile (- 7 % des consommations), la période estivale a cependant été favorable aux produits de canard maigre.

Développement important de la découpe
Le développement, de la filière canard, amorcé au début des années 80, a été quasiment continu jusqu’en 2007, hormis un repli en 2003 et 2004. La crise qui a touché l’ensemble des filières avicoles (- 22 % de la production de volailles entre 1998 et 2009) a en effet épargné les canards grâce, notamment, au dynamisme du canard gras.
La découpe de canards a connu un développement important sur les dernières années, puisque la production de produits découpés de canards est passée de 98 700 tonnes en 1999 à 115 600 tonnes en 2009, soit une croissance de 1,6 % par an. 43 % du total des volumes découpés concernent du canard à rôtir, en progression de 0,8 % par an sur les dix dernières années, pendant que les découpes de canards gras progressaient de 2,3 %.
L’exportation concerne les différents maillons de la filière : elle atteint 1,3 million d’œufs à couver, 3,4 millions de canetons d’un jour et 57 500 tonnes de canard entier et de viande de canard. Mais les ventes, composantes essentielles de l’équilibre du marché intérieur, ont été pénalisées cette année par des embargos sanitaires.
Y. B.

Œufs : la chute ralentit

Œufs : la chute ralentit

Après une très forte baisse des prix depuis deux mois, la tendance nationale officieuse de l’œuf calibré a marqué une pause la semaine dernière.  D’une part, les éleveurs ont pratiqué de nombreuses réformes, plus que planifiées au début de l’année, d’autre part l’industrie s’est portée aux achats en cette période de prix très bas. Le marché européen, de la même manière, semble s’être assaini et différents opérateurs communautaires affichaient de même des prix stables pour la première fois depuis longtemps. L’heure est loin d’être à la reprise, mais les vendeurs reprennent espoir. Reste à voir si la consommation, qui demeure correcte pour la saison, va se tenir.



Beurre : la hausse continue

Beurre : la hausse continue

La cotation nationale du beurre a atteint en semaine 19 son plus haut niveau depuis décembre 2007, à 3 200 euros la tonne. Depuis fin février, en effet, les cours sont orientés à la hausse par les fondamentaux du marché. D’une part, la collecte, française comme européenne, stagne sous son niveau de l’an dernier. D’autre part, la demande internationale commence à repartir après la crise économique. La Russie et le Moyen-Orient renforcent leurs commandes à l’Europe. Et dans toute l’Union, les prix grimpent. La France se distingue par son retard par rapport à ses voisins nordiques. Mais sur les marchés spot de l’Hexagone, les échanges se font à des prix encore plus élevés du fait du peu de disponibilités.



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