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Filière abattoir : synthèse des études
et données économiques et
sanitaires disponibles fin 2010

 

VEAUX DE BOUCHERIE

jeudi 18 février 2010

La filière a trouvé sa stratégie


Le marché a retrouvé l’année passée sa stabilité, après avoir été pris dans la tourmente pendant plus de deux ans. C’est à un nouveau recul de la production et à une grande maîtrise de l’offre par les intégrateurs que l’on doit ce retour au calme.

En 2007, les coûts de production flambent. En 2008, c’est la consommation qui boude. Enfin, 2009 donne des signes de reprise, et la filière retrouve des repères. Les opérateurs ont en effet joué la prudence l’an passé, en maîtrisant avec soin les mises en place, pour rester collés au plus près de la demande. Stratégie qui a payé puisque l’on a évité les montagnes russes des années précédentes. Les poids carcasses sont restés très stables, la variation n’excédant pas 3 kg, ce qui démontre l’absence d’à-coup majeur sur les marchés, et de sorties retardées ou prématurées. Les abattages ont reculé l’an passé de 3 % environ, soit 47 000 têtes de moins qu’en 2008 selon l’Institut de l’élevage. La saisonnalité a été de nouveau respectée, avec des creux dans les abattages lors des mois d’été. Parallèlement, les importations ont une nouvelle fois augmenté, passant de 13 000 à 20 000 têtes.
D’après l’Institut de l’élevage, les mises en place de fin 2009 sont sensiblement égales à celle de fin 2008. On peut donc tabler, cette année, sur une production globalement identique à celle de l’an passé. Les intégrateurs ont pu constater les résultats probants d’une bonne maîtrise des sorties, il est donc très probable qu’ils appliqueront une nouvelle fois cette stratégie. Ainsi, malgré la baisse de la production de veaux attendue suite à la conjecture défavorable du secteur laitier, une stabilité de la production est envisageable. Du côté des cours, les prix avaient été remarquablement stables l’an passé. En effet, la variation des cours sur l’année n’a été que de 30 centimes. Sur l’ensemble de l’année, le prix moyen pondéré des veaux de boucherie s’est établi à 5, 53 euros par kilo de carcasse, soit un prix inférieur de 3 % à celui de 2008, et de 8 % à celui de 2007.

Les ménages retournent à la consommation de veau
Sur la fin de l’année dernière, la consommation des ménages à été correcte, en hausse de 6 % en novembre par exemple, d’après le baromètre TNS. Pourtant, la période des fêtes de fin d’année n’est généralement pas propice à la consommation de veau. Ce qui est à mettre en perspective avec le recul de la consommation de bœuf de 5 % sur la même période. Ce retour des achats des ménages est probablement dû à la baisse des prix pratiqués au détail. Ainsi, la viande de veau a lentement fait son retour dans les assiettes, après la brutale désaffection des consommateurs en 2008 suite aux débuts de la crise économique. Les professionnels prévoient que l’année 2010 ressemblera fort à 2009 si les prix restent à ce niveau. Seule la restauration hors foyer s’est moins portée aux achats, et cette baisse s’est ressentie dans le bilan total (- 2,4 %).
Dans ce contexte de production et de consommation stables, les importations devraient continuer de combler notre déficit. Avec près de 36 000 tonnes, les Pays-Bas devraient rester notre principal fournisseur.
Virginie Pinson

Porc : des cours en hausse

Porc : des cours en hausse

Après être restée quelque peu en retrait de la hausse des marchés européens, la France rattrape son retard. Certes, le marché intérieur risque de pâtir des vacances scolaires, mais cela ne paraît pas effrayer les professionnels de l’amont, qui sont confiants dans la bonne conjecture du marché. En effet, le prix de base reste ferme car la demande devrait rester correcte pour la période, alors que l’offre est annoncée en repli. De plus, il se pourrait que le contexte sur le marché international soit meilleur. Si le dollar persiste à se revaloriser par rapport à l’euro et que l’Italie continue d’importer nos productions, l’année 2010 pourrait peut-être marquer la sortie de crise...



Bovins : des prix à peine stables

Bovins : des prix à peine stables

La période des vacances scolaires n’est jamais très propice au marché de la viande, avec l’absence des commandes des collectivités. Par conséquent, les industriels ont anticipé cette baisse de la demande en effectuant des pressions sur les prix. L’offre n’est cependant pas très étoffée en ce moment, ce qui limite la chute des cours. En jeunes bovins, les cours se replient suite aux tensions commerciales provoquées par le peu de commandes de l’Italie et surtout de la Grèce, du fait du carême orthodoxe comme de la crise. Toutefois, cette baisse des cours est classique en cette période. Au final, seul le broutard léger de qualité supérieure tire son épingle du jeu et anime les marchés. La demande italienne reste soutenue, et les cours sont fermes.



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