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Légumes

jeudi 17 juin 2010

L’industrie réduit sa demande


La campagne 2010 de légumes industriels s’oriente vers la plus petite récolte depuis 10 ans. Après avoir reconstitué leurs stocks, les industriels réagissent à une baisse de consommation des ménages sur les légumes surgelés.

L’Unilet, interprofession des légumes industriels – appertisation et surgélation – s’est réunie en assemblée générale le 8 juin, sous la présidence de Gildas Conanec qui, à cette occasion, a passé la main à Jean-Bernard Bonduelle. Lors de cette journée, une estimation a été faite pour la campagne 2010 qui sera caractérisée par une baisse « historique » des surfaces consacrées aux légumes industriels, passées sous la barre des 60 000 hectares (contre 74 400 ha un an plus tôt). Il devrait en résulter une récolte de l’ordre de 800 000 t, la plus basse de ces dix dernières années.
L’évolution des surfaces cultivées en légumes industriels est fonction des plans d’approvisionnement des industriels qui contractualisent avec les producteurs de légumes, avant les semis, selon leurs estimations de besoins. Ainsi, en 2008, la nécessaire reconstitution des stocks des industriels avait entraîné une forte progression des surfaces.

Une baisse passagère de consommation
En 2009, le retard ayant été rattrapé, les cultures amorçaient un recul de - 8 %, mais les excellents rendements compensaient largement le recul des superficies. La poursuite de la réduction des surfaces s’explique non seulement par la reconstitution des stocks, mais aussi par un ralentissement de la consommation des ménages qui a surtout affecté les légumes surgelés (- 3 %), les achats de la restauration ayant légèrement progressé : + 1 %. L’évolution de la consommation entre 2008 et 2009 est somme toute peu sensible et conjoncturelle (crise économique). D’ailleurs, ce ralentissement des achats des ménages s’estompe depuis la fin de l’année dernière et si la tendance se confirme, la filière s’attend à une récupération des légères pertes de 2009. Une observation de la consommation sur les cinq dernières années fait apparaître une consolidation des surgelés (485 000 t en 2005, 516 300 en 2009) et un tassement des conserves (828 300 t en 2005, 790 500 t en 2009).

L’équilibre cette année ?
On ne dispose pas encore des chiffres de la production de conserves de légumes en 2009 ; elles atteignaient en 2008 un million de tonnes et devraient se retrouver à ce même niveau en 2009 ; mais les légumes surgelés auraient régressé de 10 % par rapport aux 520 000 t produites en 2008. Les perspectives restent néanmoins bonnes. Le 8 juin, Frédéric Soudon, président de la Fiac (industriels) a ainsi commenté : « En 2010, nous avons réduit fortement notre demande industrielle et donc les mises en culture, car les stocks fin 2009 étaient anormalement élevés. Cela permettra à la filière de revenir à un niveau de stock sain à l’automne prochain ». L’Unilet regroupe 21 organisations de producteurs, 31 sites de transformation dont 14 dédiés uniquement à la conserve, 12 qui ne pratiquent que la surgélation et 5 en bitechnologie.
P. G.

Œufs : Des prix stables cet été ?

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Le printemps a été marqué par une très forte baisse des prix partout en Europe. Il faut dire que la consommation est plus limitée pour des offres en hausse constante. L’Allemagne récupère peu à peu son potentiel de production après une année 2009 de mise aux normes des systèmes de production. Reste que, dans le même temps, l’Espagne et la France ont cédé à l’appel des prix élevés, et ont augmenté leurs mises en place. Une hausse qui pourrait ne pas être compensée par les arrêts de certains élevages en vue de l’application de la directive bien-être. Ainsi, il est fort à parier que le marché restera fourni ces prochaines semaines, laissant entrevoir, au mieux, une stabilité des tarifs.



Porc : Une météo hésitante

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Depuis le début de mois, la météo n’a pas vraiment été propice la consommation des produits de saison. Ainsi, malgré une bonne fréquentation des magasins, les détaillants s’approvisionnent avec prudence. Si l’export tend à se réveiller grâce à une parité euro-dollar plus favorable, l’engouement n’est pas encore exceptionnel et ne permet pas d’alléger notre marché intérieur. Dans ce contexte, la revalorisation des prix des pièces est bien d’actualité, mais n’est pas tout à fait à la hauteur des attentes de l’abattage découpe, qui va pourtant devoir poursuivre ses efforts pour redresser ses tarifs. Les dernières prévisions sont en effet à de nouvelles hausses des prix des charcutiers, en France comme dans le reste de l’Union européenne.



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