Les chocolats Réauté affichent des ambitions nationales
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    En 2013, le groupe coopératif Agrial a vu son chiffre d’affaires progresser de 8% à 3,9 milliards d’euros, essentiellement en raison de l’intégration des activités françaises et espagnoles de Bakkävor et de la poursuite de son projet laitier. Si son excédent brut d’exploitation a augmenté à 142,1 millions d’euros (+5%), son résultat courant a reculé de 4,2% à 54,3 millions d’euros ainsi que son résultat net à 34,3 millions (vs 45,4 millions...
  • 3600 animaux ont été présentés sur les 17 concours de Pâques

    Préparés avec soin, les 3 600 animaux présentés aux concours de Pâques ont fait le bonheur des artisans bouchers qui se sont particulièrement distingués cette année. De leur côté, les grandes enseignes de la distribution ont revu leurs commandes à la baisse, même si quelques enchères hors normes resteront dans les annales. La palme revenant au groupement Intermarché du Sud avec une mise de 25,80 euros pour une superbe génisse croisée Aubrac sur le concours de Baraqueville, la...
  • Le site Socopa à Evron réalise sa 1ère expédition vers Taïwan

    Lundi 7 avril, l’abattoir de Socopa à Evron a reçu en personne Michel Lu, l’ambassadeur taïwanais en France. Il venait assister à la première expédition de viande porcine française vers Taïwan. Depuis le 4 mars dernier, cinq abattoirs français (Abera, Gad, Abattoirs Bernard, Fipso et Socopa-Evron) sont agréés par les autorités sanitaires taïwanaises pour l’exportation de viande porcine abattue à compter de cette date. Un premier contrat d’un volume de 400...
  • L’Ania demande au nouveau gouvernement « d’agir vite »

    Baisse de la production de 2,2%, solde commercial en recul de 7%, 4 824 emplois détruits et 316 défaillances d’entreprises enregistrées dans le secteur : « en 2013, les entreprises agroalimentaires ont marqué le pas, c’est une des premières fois », a déclaré Jean-Philippe Girard, président de l’association nationale des industries alimentaires (Ania) ce matin à la presse. « On avance face à des vents contraires. Si la guerre des prix continue les...
 

France & Union Européenne

Mardi 15 avril 2014

OGM : une proposition de loi au Parlement

L’Assemblée nationale française examinera ce mardi après-midi une proposition de loi socialiste interdisant la culture du maïs transgénique en France. Le texte a pour but de sécuriser juridiquement l’interdiction du maïs MON 810 du...

Mardi 15 avril 2014

Ventes en baisse de 5 % pour Nestlé

Le géant suisse de l’alimentation Nestlé a annoncé ce jour des ventes en baisse de 5,1% au premier trimestre, à 20,8 milliards de francs suisses (17,1 milliards d’euros), plombées par un impact substantiel des effets de change. Au...

Mardi 15 avril 2014

L’Allemand Symrise s’offre le Français Diana

La société d’investissements Ardian (ex-Axa Private Equity) a annoncé lundi avoir revendu Diana à l’Allemand Symrise, l’un des principaux fournisseurs mondiaux de parfums, d’arômes et d’actifs cosmétiques, sept ans...

Mardi 15 avril 2014

Agreos : création du leader des blés améliorants

Les groupes coopératifs Qualisol (124 Me de CA), Unicor (313 Me de CA) et Val de Gascogne (276 Me de CA) ont décidé de créer une union de vente de céréales, oléagineux et protéagineux. Baptisée Agreos, cette entité affiche un potentiel de...

International

Mardi 15 avril 2014

FAO : la production mondiale de bananes en danger

La FAO et des spécialistes ont lancé lundi un cri d’alarme face à la résurgence de la jaunisse fusarienne, une maladie ravageuse pour les plantations de banane, qui pourrait se propager à l’Amérique latine. D’ores et déjà...

Lundi 14 avril 2014

Alerte à la grippe aviaire au Japon

Le Japon a ordonné l'abattage de plus de 100 000 volailles après la confirmation dimanche par les autorités de la présence du virus de la grippe aviaire dans une ferme au sud de l'archipel, pour la première fois depuis trois ans. Des tests ont...


Jeudi 09 septembre 2010

Les chocolats Réauté affichent des ambitions nationales


Après avoir développé son modèle de libre-service dans le Grand Ouest, le chocolatier de Château-Gontier bâtit un réseau national de magasins. Un nouveau site de production et de stockage en Mayenne accompagne cette expansion commerciale.


En juillet 2010, la chocolaterie mayennaise Roland Réauté investit un bâtiment de 17 000 m² à Azé pour répondre en production aux besoins de ses quinze magasins. Régulièrement présent dans les murs de l’entreprise familiale qu’il a créée, Roland Réauté peut savourer le chemin parcouru depuis la boulangerie-pâtisserie ouverte en 1954 avec son épouse Madeleine à Château-Gontier. Le chocolat n’y est alors qu’un produit saisonnier pour les fêtes de Pâques et de Noël. La première étape du changement d’échelle est le rachat en 1975 de la recette des croquettes anisées. Ce biscuit sec, réputé pour ses valeurs digestives, avait été inventé par les sœurs hospitalières de Château-Gontier en 1882. Il s’agit alors surtout pour Roland Réauté de faire perdurer une part d’histoire locale, mais le côté fin et atypique du biscuit va séduire des épiceries fines prestigieuses et leurs clients. À la demande des Hédiard, Fauchon, Ducs de Gascogne et autres Tour d’Argent, le pâtissier va enrober ses croquettes de chocolat. Sur sa lancée, il crée une gamme et très vite met au point deux de ses spécialités phares, les Mayottes au praliné amandes et noisettes et les Carats à la crème de caramel. Parallèlement la société se structure, avec l’arrivée en 1989 aux côtés de Roland de ses enfants Brigitte et Jacques et, la même année, la création à Bierné d’un atelier relais.

Du magasin d’usine à la franchise

En 1998, la production se déplace à Saint-Fort, aux portes de Château-Gontier. Par la volonté de Brigitte Réauté, un magasin d’usine ouvre ses portes pour Pâques. En quelques jours il est dévalisé. Le modèle retenu pour aller au plus simple – libre-service, sachets de 100 g vendus au prix distributeur – va au fil des années devenir un concept au succès croissant. Dès 1999, le magasin de Château-Gontier grandit de 100 à 230 m². En 2002, Réauté crée son premier magasin hors production, à Angers, sur 350 m². Avec 2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel – soit un cinquième du chiffre d’affaires global de Réauté* – celui-ci fait partie des points de vente moteurs de l’enseigne, les plus petits tournant autour de 850 000 euros. Après avoir validé son modèle encore plus loin de ses bases, à Vannes et à Pornic, le chocolatier fait en 2008 le choix stratégique du développement en franchise pour garder un temps d’avance sur la concurrence. « Nous avions un concept unique entre les mains, à mi-chemin entre l’artisan chocolatier de centre-ville pour la qualité des matières premières, avec des fournisseurs identiques, et la grande surface, pour le mode de distribution », explique Charlène Lechat, responsable de la communication. Le positionnement prix de Réauté, de 25 à 40 euros le kilo, est également intermédiaire. « L’ensachage automatique en sachets de 100 g permet de faire du volume », précise Charlène Lechat. La vente directe, le libre-service assisté (un magasin peut tourner à partir de deux personnes) et la réduction des marges en privilégiant le volume, expliquent aussi ces prix raisonnables.
Le premier magasin en franchise a ouvert ses portes à La Rochelle en octobre 2008. Depuis, neuf points de vente ont suivi, dont un à Plaisir, le premier en région parisienne. Cinq ouvertures sont programmées pour les mois prochains, à Clermont-Ferrand, Saint-Nazaire, Rouen, Reims et Limoges. Une douzaine de contrats sont signés, reste à trouver des locaux de 250 à 350 m², en périphérie et sur des zones de chalandise de 50 000 habitants. Après avoir mûri son concept dans le Grand Ouest, Roland Réauté affiche clairement sa volonté d’être national et vise les cinquante magasins à moyen terme.

Outil modernisé, recettes inchangées

Côté production, malgré une extension de 1 000 m² en 2005, le site de Saint-Fort arrive à saturation. La chocolaterie Réauté, qui avait dans les cartons un projet de construction, a saisi l’opportunité du rachat des 17 000 m² laissés libres par la société Thermo Fisher à Azé. Une nouvelle ligne de production a été installée à côté de celles qui ont été déménagées, une seconde devrait suivre en 2011. Mais les chocolats Réauté garderont leurs caractéristiques. « La volonté constante dans l’élaboration de la nouvelle unité de production a été d’adapter les machines à nos recettes et non le contraire », témoigne Charlène Lechat. La partie artisanale de la production restera à Saint-Fort, tout comme les bureaux, le magasin d’usine et le petit musée dédié au chocolat, qui accueille des visiteurs depuis 2005.
La gamme Réauté compte une soixantaine de références 100 % pur beurre de cacao, déclinées en lait, noir et blanc. « Nos chocolats ne sont pas spécialement beaux, mais faits avec des matières premières de bonne qualité, c’est notre spécificité », indique la responsable communication. Un peu en stand-by ces derniers temps du fait du développement de l’outil de production et du réseau de magasins, l’innovation produits devrait être prochainement réactivée sous la houlette de Françoise Réauté, responsable R & D et créatrice de la famille. Sa sœur Brigitte pilote le pôle marketing et commercial, tandis que Jacques dirige le développement industriel. Les effectifs ont augmenté avec l’extension du réseau pour atteindre la cinquantaine de salariés hors magasins et la vingtaine dans les succursales. À Noël et à Pâques, près de cent personnes travaillent dans l’atelier. « Le chocolat reste saisonnier, mais avec notre développement on se dit pour rire que c’est Noël tous les jours chez nous », s’amuse Charlène Lechat. Alors, le chocolat, vrai remède anti-crise ? « Si l’on n’a pas noté de baisse de consommation, on constate qu’en dehors des évènements familiaux et festifs, les consommateurs font plus attention à leur budget », nuance la responsable.

* Le CA atteint 10 millions d’euros selon nos informations, l’entreprise n’ayant pas souhaité communiquer à ce sujet.
Thierry Goussin

Des magasins au « concept maison »

Des étagères collées au mur et des cartons centraux empilés en pyramide : le magasin d’usine du chocolatier Roland Réauté à Saint-Fort se voulait simple et pratique. Douze ans plus tard, les nouveaux points de vente, ouverts la plupart en franchise, ont gardé les principes fondateurs du libre-service, de la dégustation des spécialités et des deux univers distincts. Les idées cadeaux sont regroupées au centre sur les fameuses pyramides. En périphérie, des meubles en bois accueillent cinq types de produits : les chocolats et biscuits maison, et de la petite épicerie, de la confiserie et des dragées, pour lesquels Réauté est revendeur. Ces cinq familles sont identifiées par un code couleur, déclinaison du logo. Outre des PLV modernisées et colorées, les nouveaux magasins reprennent les couleurs de la marque avec un sol marron et des murs orange. Le nouveau concept du « Grand magasin totalement chocolat », développé en interne à partir des expériences accumulées, sera adopté par les magasins les plus anciens sur 2010-2011.


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