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Les prévisions à court terme
des marchés agricoles européens

 

Céréales

jeudi 01 juillet 2010

Fin de campagne dans la fermeté


La campagne 2009-2010 s’achève en France sur une fermeté des cours. Alors que les prévisions de la prochaine récolte ont été revues à la baisse pour l’Union européenne, le Conseil international des céréales se montre optimiste au niveau mondial.

Période du 23 au 29 juin. La campagne céréalière s’achève dans une ambiance de fermeté des prix, tant sur le marché international que français, même si ponctuellement on enregistre sur les marchés à terme – Chicago notamment – des variations parfois sensibles, essentiellement inspirées par le « weather market ». La météorologie a joué, durant le mois de juin, son habituel rôle d’influence sur les prix ; on rappellera brièvement que sur le plan mondial, le Canada a éprouvé des accidents climatiques (inondations) qui ont entraîné des retards dans les semis de printemps et des baisses de surfaces, non encore chiffrées avec précision, en blé et canola. Le rapport du Conseil international des céréales (CIC), publié le 25 juin, a révisé en baisse ses prévisions de récolte de blé dans l’Union européenne, le Coceral établissant le même constat pour l’UE à 27. En revanche, les perspectives des États-Unis, de Chine, d’Australie et d’Iran sont bonnes, ce qui a permis au CIC de remonter ses prévisions de récolte mondiale de 4 millions de tonnes. La consommation mondiale stimulée par les besoins accrus de l’alimentation animale, en Asie particulièrement, devrait rééquilibrer cette hausse.
La prévision de production mondiale de maïs a été revue une nouvelle fois en hausse par le CIC et le record absolu est porté à 824 millions de tonnes. Il ne suffira cependant pas à couvrir une demande augmentée par les besoins de l’élevage, mais aussi par ceux de la production d’éthanol.
Pour la France, le conseil céréales de FranceAgriMer du 13 juillet et la note du service des statistiques du ministère de l’Agriculture sur l’état des grandes cultures permettront de faire un point plus actuel, mais encore prudent en fonction des résultats des premières coupes.

Orge : les premières coupes sont hétérogènes

Ces premières coupes ont commencé pour l’orge en France dans les secteurs les plus précoces ; les premiers commentaires font état d’hétérogénéité.
Le marché français attaque donc cette dernière semaine de la saison 2009-2010 sur une note ferme tant en ancienne récolte qu’en nouvelle. Sur Euronext, les fluctuations des cours du blé ont été de faible amplitude, traduisant plutôt une orientation positive ; on fera la même observation pour le marché physique en portuaire comme en départ. L’orge fourragère en nouvelle récolte est bien tenue et le maïs en ancienne et prochaine récolte continue d’enregistrer un bon courant d’affaires et des prix en hausse, en cette période de soudure. Cela étant, producteurs et opérateurs sont d’abord, aujourd’hui, des observateurs de l’évolution des moissons, tandis que les acheteurs internationaux sont aux achats. À ce propos le blé français, trop cher d’une douzaine de dollars par rapport à un blé russe en baisse, n’a pu participer au dernier appel d’offres égyptien de 120 000 tonnes.
P. G.

Le maïs se revalorise

Le maïs se revalorise

Mardi 29 juin. Dans le sillage du blé, le maïs sur Euronext enregistrait ce jour, en milieu d’après-midi, une revalorisation de 0,25 à 0,50 € alors que le marché américain restait baissier sous la pression de bonnes nouvelles relatives à l’état des cultures. Sur le marché de gré à gré, l’orientation haussière du maïs ne se dément pas ; on marquait 147,50 € pour du Fob Rhin, qu’il s’agisse de la récolte 2009 ou 2010. L’évolution des cours de l’orge fourragère est plus instable, la vieille récolte (il en reste) oscillant entre 93 et 95 €, rendu Rouen et la nouvelle entre 103 et 105 €. Les incertitudes demeurent sur les rendements et la qualité de la moisson.



Blé : L’affaiblissement de l’euro favorable au blé français

Blé : L’affaiblissement de l’euro favorable au blé français

Mardi 29 juin. Hors de circuit dans les dernières affaires égyptiennes pour manque de compétitivité par rapport au blé russe, en baisse, l’origine française pourrait retrouver de l’allant avec la baisse de l’euro. Cette perspective contribue peut-être au raffermissement des cours du blé ce jour, Euronext enregistrant une progression de 0,25 à 0,75 €. Il s’agit là d’un prolongement de la tendance de ces derniers jours qui se retrouve sur le marché physique à 137,50 € pour le blé standard, nouvelle récolte rendu Rouen, des affaires se marquant aussi en ancienne campagne à 112 € pour du blé fourrager, départ E et L. Les marchés attendaient la publication, le 30 juin, du rapport trimestriel de l’USDA que les observateurs estimaient devoir être baissier.



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