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Décret du 19 avril 2012
relatif à l’organisation économique
dans le secteur du lait de vache

Arrêté du 19 avril 2012 relatif
à l’organisation économique
dans le secteur du lait de vache

 

ÉDITO

jeudi 05 mai 2011

Contrat d’avenir


Frédéric Lefebvre a prolongé d’un an le contrat d’avenir signé en 2009 avec les restaurateurs. En échange d’une TVA à 5,5 % assurée jusqu’au 1er juillet 2015, les professionnels de la restauration se sont engagés à créer davantage d’emplois et à développer l’apprentissage. Aucune annonce sur les prix en revanche, qui n’ont jusque-là reculé que de 2,15 % contre les 3 % annoncés. Dans le JDD, le président du Synhorcat Didier Chenet a plutôt évoqué des hausses de prix « limitées », liées à celles des matières premières. Le consommateur qui n’avait déjà pas tellement senti la baisse des prix, sauf dans les chaînes de restaurants, risque donc de se sentir une nouvelle fois lésé. Faut-il pour autant s’indigner de ce nouveau signe en faveur des restaurateurs ? Mise à mal par la crise financière, la restauration a redressé la tête en 2010, avec un chiffre d’affaires en hausse de 4 % chez les indépendants et de 8 % dans les chaînes et groupes. La baisse de la TVA a aidé certains restaurants indépendants à améliorer leurs finances. Ce dynamisme profite aux industries agroalimentaires qui apportent de plus en plus de solutions à des restaurateurs, en quête comme tous les chefs d’entreprise d’une meilleure rentabilité. Les grands groupes, Nestlé, Danone, Unilever, affichent au grand jour leurs ambitions sur ce circuit. Les PME, en péril si elles restent sur un modèle 100 % grande distribution, ont peut-être aussi leur carte à jouer en apportant des produits plus régionaux, fabriqués de façon plus artisanale. L’avenant au contrat d’avenir prévoit une montée en puissance du titre de maître restaurateur, qui récompense le recours aux produits bruts. Mais peu de chances que les restaurateurs se passent à l’avenir du coup de pouce des industriels.
Nathalie Marchand
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