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jeudi 04 mars 2010

Bonduelle veut améliorer la rentabilité de France Champignon


Le leader européen du champignon, dernière acquisition en date du spécialiste du légume, devrait faire l’objet dans les mois qui viennent d’une optimisation à tous les niveaux.

Malgré une forte baisse d’activité enregistrée dans certains pays (Allemagne et Espagne notamment), Bonduelle a bien résisté à la crise au premier semestre de l’exercice 2009-2010, améliorant même sa rentabilité opérationnelle courante de 10 %. Ce résultat a été obtenu en partie grâce au plan « compétitivité durable », engagé il y a un an et demi, et qui a déjà permis à Bonduelle de réduire ses coûts de 16 millions d’euros (l’objectif étant d’atteindre 30 millions d’euros d’ici fin 2011). 28 millions d’euros seront par ailleurs investis sur l’exercice pour améliorer la compétitivité (voir LMH du 8 octobre). En cours d’acquisition auprès de Butler Capital Partners, le groupe France Champignon ne devrait pas couper à cette optimisation industrielle. Si en 4 ans, le fonds financier a investi 40 millions d’euros dans la modernisation de la production de champignon, les outils de transformation méritent d’être optimisés, estime Christophe Bonduelle, PDG du groupe : « On va simplifier les process, mettre en place des trieurs optiques par exemple, pour un montant d’investissement annuel de 10 millions d’euros ». Reconnaissant que les usines présentent « un taux d’occupation assez faible », le PDG ne garantit pas à terme le maintien des 6 sites de transformation de France Champignon. Les coûts de production, qui ont reculé de 8 % en 9 ans avec l’ouverture des maisons de cultures, pourraient encore diminuer avec la mécanisation de la récolte. Par ailleurs, Bonduelle devrait accroître la valorisation des produits aujourd’hui vendus sous France Champignon en les transférant à sa propre marque. « Royal Champignon pesait 25 millions d’euros en France, ce n’est pas suffisant », commente Christophe Bonduelle. Avec le champignon, le groupe étend son champ d’action sur le légume au sens large. Seuls « légumes » manquant encore à son portefeuille : l’asperge, le cœur de palmier ou encore la tomate concassée.

N. M.
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