Je suis abonné(e), je m´identifie

Mémoriser mes codes

Première connexion : comment faire ?Identifiants oubliés ?
Découvrez nos publications



Arrêté fixant les modalités
d’établissement des cotations
pour le marché des gros bovins «entrée abattoir»

Instruction fiscale
sur la TVA à 7 %

Filière abattoir : synthèse des études
et données économiques et
sanitaires disponibles fin 2010

 

jeudi 09 septembre 2010

L’agence Sopexa forcée de diversifier ses débouchés


Après une activité en recul de 8 % l‘an passé, l’agence souhaite élargir son champ d’intervention à de nouveaux clients.

2009 n’a pas été une bonne année pour l’agence de promotion de l’agroalimentaire Sopexa. Face à la crise, certains acteurs de l’agroalimentaire ont réduit les efforts de communication et de promotion à l’export. Un phénomène qui s’est traduit par une réduction de 8 % du chiffre d’affaires de l’agence entre 2008 et 2009, à 75,3 millions d’euros. Cette baisse d’activité, s’ajoutant à l’incertitude du montant des budgets alloués dès 2013 par l’État via la délégation de service public (DSP), oblige l’agence à faire évoluer son offre. L’ensemble des cadres du groupe était réuni la semaine dernière à Paris pour évoquer « la nouvelle dynamique du groupe ». « Dans ce nouveau contexte, nous devons nous adapter », a déclaré son président Jean-Michel Lemétayer à l’issue de ce séminaire. Dotée d’une nouvelle identité visuelle qui s’éloigne des couleurs de la France (un simple « Sopexa » sur fond rouge, au lieu de la tour Eiffel bleu-blanc-rouge), l’agence affirme sa volonté de diversifier ses activités. « On veut se développer sur l’ensemble des secteurs agroalimentaires, notamment vers les IAA, l’épicerie, la confiserie, la biscuiterie, la chocolaterie (NDLR : qui ne pèsent aujourd’hui que 10 % de l’activité de l’agence) », a déclaré la directrice générale Cécile Bassot. L’ambition de l’agence est aussi d’étendre son activité aux secteurs « art de vivre » et « tourisme » (elle a déjà fait la promotion de Club Med au Portugal). Au-delà de la défense de l’image France, qui a longtemps été sa spécialité et justifie la DSP, Sopexa souhaite aussi élargir son champ d’intervention à des clients européens en se concentrant sur les budgets cofinancés par l’Union européenne. Sans compter le développement d’offres d’accompagnement à l’export pour les PME et les collectivités territoriales. Malgré ces nouvelles orientations, Sopexa restera encore très dépendante des missions que voudra bien lui confier l’État. Alors que Bercy vante de plus en plus les vertus d’Ubifrance (en concurrence avec Sopexa sur certaines activités) Jean-Michel Lemétayer a interpellé fortement les pouvoirs publics pour qu’ils maintiennent la DSP au-delà de 2012. Un arbitrage devrait avoir lieu dans les jours qui viennent à Matignon.
N. M.
Imprimer cet articleEnvoyer à un ami